Rois du Monde au Roi Baudouin

Par Jacob Hemptinne

Qualifications Euro 2016 – Mardi 13 octobre 2015 à 20h45

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Avant ce fameux Belgique-Israël, les Diables Rouges sont déjà qualifiés pour l’Euro 2016. Dernière étape avant d’en finir avec ces matchs de qualif’, face à Israël ! La bande à Kompany doit gagner cette confrontation pour se hisser à la première place du classement FIFA et faire une dernière fois vibrer ses supporters avant les choses sérieuses. On y était et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est réussi.

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Cardiff, un pur ré-Galles !

Par Arnaud Pitout

Bonus Coupe du Monde de Rugby (et oui, il n’y a pas que le foot les amis) ! Direction le Pays de Galles et Cardiff ! Au programme : deux matchs au mythique Millenium Stadium. Autant vous dire que pour une première contribution pour 90mn in stade, impossible de copier mes acolytes en mentionnant des anciens joueurs du RAEC Mons présents sur le terrain… Pas la peine non plus de comparer le stade à mon si magnifique Tondreau. Au cours de la dernière saison de son existence, l’Albert pouvait jouer devant environ 5.000 personnes (nombre jamais atteint, faut pas déconner). Le Millenium, c’est 78.000 places assises, soit 15 fois le stade de Mons l’an dernier… C’est aussi le troisième plus grand stade de la Coupe du Monde, derrière Wembley et Twickenham. Et le 12ème plus grand stade d’Europe, devant des monuments comme le stade Olympique de Rome ou l’Allianz Arena de Munich. Rien à voir je vous dis.

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Avec des amis fans du ballon ovale, nous arrivons le vendredi 18 septembre dans la plus jeune capitale d’Europe… après 8h de voyage en voiture (haaaa, la découverte de la conduite à gauche !). Lire la suite

Nous sommes en radio sur LNfm !

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A partir de ce lundi, Gillian, Jacob et Simon tiennent (avec d’autres) une émission de sports sur LNfm, la radio de Louvain-la-Neuve. Dans l’émission appelée Prolongations, l’équipe s’attarde sur un stade visité dans sa rubrique « 90mn in stade« , en référence évidemment à ce blog.

lnfmVoici le podcast de la grande première de cette nouvelle émission diffusée ce lundi 28/09/15 sur LNfm. La rubrique « 90mn in stade » se trouve dans les 10 dernières minutes de l’émission.

Ingrid, est-ce que Tubize?

Par Gillian Hermand

Proximus League – Journée 6 (Vendredi 18 septembre 2015 à 20h30)TubLom

Oui, Nostalgie, nostalgie. La rencontre du soir entre Tubize et Lommel sonnait comme un parfum de presque déjà vu. Au stade Leburton, le RAEC Mons écrivait l’une des plus belles pages de sa trop courte vie avec une montée en D1 historique dans un match épique face à Waasland-Beveren. Quatre ans plus tard, Mons n’est plus, mais l’Albert, lui, est encore partout…

Même les Stewards viennent de l'Albert maintenant...

Même les Stewards viennent de l’Albert maintenant… Crédit: Patrick Ferriol

Tubize, 20.000 habitants, son église Sainte Gertrude et surtout le club de football, l’AFC, la vitrine de cette petite ville du Brabant Wallon. Le club brabançon n’est certes, pas un habitué des séries nationales, mais il a réussi à toucher ses rêves de division 1 en 2008-2009. Une saison fatale pour les courageux « Sangs et Or », emmenés par l’autoritaire Albert Cartier – Ex-sauveur du RAEC Mons en D1 – et sa star Quinton Fortune – bon coeur.

On notera aussi les passages remarqués de Jéremy Perbet et Noé Dussenne, deux anciens Dragons de notre histoire récente. Aujourd’hui, le club est stabilisé en division 2 et scrute même la tête du championnat! Le match de ce soir sera l’occasion de revoir Andrei Camargo et Megan Laurent, passés par le Stade Tondreau, au même titre que Dylan De Belder, nouveau buteur de Lommel.
Vendredi : 20h29: Arrivée au stade Leburton, par le parking, aussi scabreux qu’une autoroute wallonne. Notre ticket dans le kop (8 euros) en poche, on file vite vers la tribune, en n’oubliant pas de passer par la case buvette. Le coin est chaleureux comme les bénévoles qui y travaillent, verres réutilisables (gratuits) et chopes à 2 euros, les Montois n’ont rien à redire.
Nous sommes trois de l’équipe 90mn in Stade pour ce déplacement. Luca, Jack et Gillian. Arnaud Pitout, parti au Pays de Galles pour la Coupe du Monde de Rugby est le seul véritable excusé. Les autres ne seront pas cités et méritent même les pires atrocités.

Le Kop assez garni, la tribune visiteuse un peu moins.

Le Kop assez garni, la tribune visiteuse un peu moins.

Le jeu des ressemblances AFC- RAEC
A l’entrée de la tribune, deux têtes nous sont familières, deux anciens stewards du RAEC Mons déchirent nos tickets. Les souvenirs de l’Albert reviennent, je revois ma tribune debout derrière le but où je pouvais échanger des mots doux avec le keeper adverse. Je revois ma T2, où j’échangeais mes mots doux à l’égard de la Tribune 1, celle des « riches » ou invités, parce qu’ils ne chantaient pas et puis je nous revois, nous, ados, prendre du plaisir devant nos favoris, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, on en riait, toujours.
Mais ce soir-là, nous entrons dans le kop tubizien, « Ahh les Montois sont là! » On nous attendait et avec le sourire ! C’est que le public brabançon est chaleureux, familial et bon vivant. Un peu trop d’ailleurs pour certains qui abuseront du houblon tout au long de la rencontre. Mais nous on aime bien, ça pimente la soirée. Les chants sont nombreux, proviennent d’un peu partout de la tribune sous le regard désemparé du Kapo des Ultras. Ultras qui n’ont pas vraiment le contrôle de la tribune comme au Stade Tondreau. « Ici, tu sais mon grand, ils ramassent leurs papiers et ils les mettent à la poubelle, s’excusent presque auprès de nous et puis s’en vont, un autre monde » me confie un des Stewards avant de partir en fou rire avec moi. Sorte d’Ultras gentils quoi. A Mons, lorsqu’on était Ultras, on chantait plutôt ça avec plusieurs doses de Marie-Jeanne dans le coco (pas moi maman): « A l’école, à l’école, je n’ai pas beaucoup travaillé, je n’ai pas eu mon brevet, et maintenant j’suis policier », un autre monde on vous le disait.

La tribune principale

La tribune principale

Match assez fermé, avec deux bonnes défenses, très solides, la délivrance tombe chez les locaux sur coups de pied arrêté. « C’est pas la peine de te fatiguer, encaisser tu vas encaisser… » Fabre, énorme ce vendredi, confirmait nos prédictions. « On t’avait prévenu, on t’avait prévenu, encaissé oui t’as encaissé. »
Les offensives adverses ne changent rien, c’est 1-0 au repos, nous allons pouvoir parcourir le 400 mètres pour arriver au QG du supporter, la buvette.

La mine d'or, que dis-je, la septième merveille du monde! #Buvette

La mine d’or, que dis-je, la septième merveille du monde! #Buvette

Le second acte reprend, je me retrouve à côté d’un supporter passionné, au chapeau noir qui me fait étrangement penser à Dominique Leone, manquait plus qu’un cigare. Andrei Camargo pendant ce temps là, est intraitable à l’arrière droit tandis que Megan Laurent joue un match courageux au milieu de terrain pendant 60 minutes. Dylan De Belder dans le camp adverse s’est procuré une belle occasion en première mi-temps mais s’éteint malheureusement au fil du match. Et là, l’attaquant star de Tubize nommé Mamadou, nous sort un coup de génie dans la lucarne. Meilleur buteur de la division 2, retenez ce nom, sacrément(Mama)doué le garçon! Il me rappelle Jarju, ce con, capable du meilleur comme du pire, le génie incompris…

TUBIZEEEEEEEEEEEEEE

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L’ambiance monte d’un cran, les Sangs et Or tiennent l’exploit, un groupe de jeunes emmenés par un Kendji Girac des grands soirs lance des chants. Le score ne changera plus, 2-0, Tubize remporte le match devant une assemblée bien remplie. Des abonnements à 20 – 25 et 40 euros avaient été proposés aux supporters en pré-saison! Un don du ciel!

Tubize, la la la la la la, Tubize, Tubizeee, Tubizeeee

Tubize, la la la la la la, Tubize, Tubizeee, Tubizeeee

Kendji Girac en concert surprise au stade Leburton

Kendji Girac en concert surprise au stade Leburton

La communion entre joueurs et supporters est magnifique à observer. Tel est Tubize. Dernier moment fort, on aperçoit Patrick Ferriol, le photographe historique de l’Albert, parti faire quelques photos des anciens Dragons en Brabant Wallon. « Heyyyyy Pat’! », on l’a tous crié au moins une fois au stade Tondreau, lui qui répondait toujours avec le sourire et avec un coup sur la gâchette de l’objectif. Et cette fois-ci, c’est du côté de Tubize qu’il immortalise notre soirée pleine de plaisir avec Andrei Camargo. « Merci les Montois, merci les Montois », les « Sangs et Or » nous laissent un beau cadeau en signe de fin, mais c’est à nous de les remercier. Un beau voyage en terrain pas si Inconnu que cela finalement, n’est-ce pas Ingrid?

Andrei Camargo restera un Dragon

Andrei Camargo restera un Dragon Crédit: Patrick Ferriol

Photos du match : http://pfphotography.be/site/spip.php?article9133

TubizeInstallations (6/10) : La buvette est très spacieuse, assez récente, dommage qu’elle soit située à Pekin par rapport au Kop. On a bu que deux bières sur le match, un exploit à souligner. Notre tribune était assez vétuste mais correcte, les deux autres sont toutes récentes, dont la dernière de 2000 places réservée pour les visiteurs. Rapport-qualité prix : C’est un bon achat au Monopoly.

Ambiance (6/10) : Ambiance festive et familiale au Stade Leburton. Les supporters se connaissent presque tous, on sent qu’il existe une certaine complicité au sein de la tribune. De la chaleur et de l’amusement, 6/10, c’est bien!

Qualité de jeu  (7/10) : Pour Mamadou et pour la passe à dix effectuée en deuxième mi-temps. Olé – Olé – Olé… En défenseur averti, je ne pouvais qu’apprécier la qualité de l’arrière garde de Tubize, du solide! 7/10 car 666, ça porte malheur.

L’Union fait la force

Par Simon Hamoir

Proximus League – Journée 5 (Dimanche 13 septembre 2015 à 15h)usg

Après Zulte, Mouscron et Ostende pour la Division 1, nous voilà partis faire un petit crochet par la Division 2, notre fameuse Proximus League. Quoi de mieux pour ça que l’Union Saint-Gilloise, tout fraîchement promu en D2 ? Un club centenaire (117 ans d’existence), 11 fois Champion de Belgique et 3ème club le plus titré de l’histoire de notre championnat (devant les 10 du Standard) ! Bref, un véritable monument du football belge ! Et quand je dis monument, ce n’est pas pour rien. La façade de la tribune assise du Stade Joseph Marien est considérée comme monument historique de la Région de Bruxelles-Capitale et bénéficie à ce titre d’une protection contre la destruction. Pas touche à l’Union !

La façade du stade Joseph Marien, monument classé par la Région Bruxelles-Capitale

La façade du stade Joseph Marien, monument classé par la Région Bruxelles-Capitale

Un dimanche après-midi à 15h, ça rappelle nos bonnes vieilles Provinciales. C’est vrai que je vais rater Walker Texas Ranger et Michel Drucker… Mais bon, c’est pas pour une fois… Fabio et Jacob sont mes acolytes pour l’occasion, ainsi que Matthieu le beau-frère de Luca, et Saint-Gillois d’adoption, qui nous accompagne aujourd’hui. Gillian, Arnaud (coincés à Ghlin) et Luca (indisposé) sont donc forfaits et excusés pour ce déplacement bruxellois. Screenshot_2015-09-13-12-25-01Pour la première fois, nous avons privilégié le train puisque le stade de l’Union est à 20 minutes à pied de la gare du Midi. Enfin, 20 minutes si on sort du bon côté de la gare (pas comme nous) et qu’on se retrouve pas à Anderlecht plutôt qu’à Saint-Gilles.. Avoir Google Maps, c’est bien, mais savoir lire une carte, c’est encore mieux… On arrive donc au stade vers 14h20, un peu en retard sur notre planning mais ça nous laisse quand même bien le temps de prendre notre ticket (10€ debout) et quelques provisions de tickets boissons (2€ la bière) pour le match. Et évidemment, un petit passage inévitable par le fameux Club House, la mythique buvette qui donne sur la Chaussée de Bruxelles. DSC_9877Un bon plan, si vous voulez faire votre anniversaire ou une barmitsva dans le coin, c’est seulement 50€ la location de toute la salle ! Et puis, en buvant notre première mousse, le cœur de Fabio s’est mis tout à coup à battre la chamade. Ses yeux ont quitté le fond de son gobelet pour se poser sur l’hôtesse en robe jaune et bleue de l’USG. « Les gars, je crois que je vais lui acheter une écharpe ! » Fabio aurait-il trouvé l’amour au Stade Joseph Marien ? Dommage pour lui et pour l’audience du blog, nous n’avons pas pris de photo de la vendeuse d’écharpes et de casquettes. À l’intérieur du stade (qui se situe en réalité à Forest et non pas à Saint-Gilles), les deux seules tribunes sont latérales : une avec des places assises, l’autre uniquement debout. Ce qui fait une capacité d’un peu plus de 5.000 places, très raisonnable pour une D2 !

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Bienvenue au Parc Duden

Ça y est, coup d’envoi de cette rencontre entre la Royale Union Saint-Gilloise et le Patro Eisden (club de Maasmechelen). Avec le Patro sur le terrain, on peut être sûr qu’aucun scout n’est venu visionner les joueurs aujourd’hui… (désolé) Les deux tribunes sont à moitié remplies. Un changement notable par rapport à nos clubs du Hainaut, presque personne n’est en training Jako, ça fait bizarre. casqueIl y avait même un type qui écoutait le dernier album de Frédéric François pendant le match. Chacun son truc… Côté ambiance, ça démarre très calmement. Accompagnés d’un tambour, les supporters commencent à donner de la voix. On remarque très vite qu’un kapo (le type qui lance les chants), d’une bonne vingtaine d’année, sort du lot. C’est lui le chef du kop et personne d’autre ! Et ça, on l’a bien compris après avoir assisté à un magnifique échange d’insultes avec un audacieux quelques rangées plus haut qui a osé lancer un « Aux Armes ». C’était en plein milieu du match. « Qu’est-ce que tu fous toi ? Pourquoi tu fais ça ? T’es rien toi ici, t’es rien ! Viens, on sort là maintenant ! » Malheureusement, nous ne sommes actuellement pas en mesure de vous dire si l’altercation a bien eu lieu en fin de match. Une chose est sûre, faut pas le chercher celui-là… C’est un peu comme dans tous les stades, faut respecter le kapo (l’ami Gillian l’a appris à ses dépends en fin de saison dernière à Mons, en voulant lancer des chants pendant que les autres faisaient « grève » à cause de la faillite du RAEC). Mais à part ça, les supporters de l’Union sont une sorte de diesel. Le démarrage était dur mais après, ça a bien pété. On a aussi appris un ou deux nouveaux chants. « Bruxelles, ma ville, je t’aime, je porte ton emblème, tes couleurs, dans mon cœur. Et quand vient le week-end, au parc Duden, je chante pour mon club. Allez, l’Union ! » En deuxième mi-temps, même schéma tactique : un début mou et sans chant (le temps de digérer les 2-3 chopes), puis une montée en puissance, malgré la pluie qui s’est invitée vers 16h. Une ambiance à rendre jaloux plusieurs clubs de Division 1 !

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Après 30 minutes de jeu, un évènement dans ce match, l’entrée dans le stade de l’excellent Fabrice Gérard. Il est Saint-Gillois d’origine mais non, il n’est pas joueur (pas à l’USG en tous cas). C’est notre invité du jour, il est journaliste à la RTBF. So Foot il y a 2 semaines et maintenant un premier média belge qui s’intéresse à notre projet ! « Jack, mets des chopes pour Fabrice ! » Et à la mi-temps, nous avons répondu à nos obligations de star en jouant au petit jeu de l’interview.

Jacob au micro de Fabrice Gérard

Deux montois ne périront pas

Sur le terrain, c’est le 7ème au classement (2 victoires et 1 défaite) qui accueille la lanterne rouge, le Patro Eisden (3 défaites et 1 nul). L’Union part donc largement favoris. Surtout que les Jaunes et Bleus comptent dans leur rang IMG_0478deux anciens-montois de la saison 2014/2015 ! Le français Jordan Massengo, 30 apparitions sous la vareuse du RAEC Mons, et le Belgo-Grec Georgios Kaminiaris, 24 matchs avec l’Albert. Autant dire que Jacob et Fabio sont super chauds pour cette rencontre ! Massengo est titulaire dans l’axe de la défense tandis que Kaminiaris débute la rencontre sur le banc. Un autre joueur bien connu du public wallon et français est bien présent sur la pelouse. Il s’agit de l’ancien-Zèbre Cédric Fauré (17 buts avec Charleroi la saison dernière). Cet attaquant français a également évolué en Ligue 1, notamment avec Toulouse, Le Mans, ou Guingamp. Et à 36 ans, il a encore de beaux restes : 4 buts et 3 assists en 6 matchs avec l’USG. Le bûcheron Fauré est donc prêt à sortir du parc Duden de Forest pour tronçonner l’adversaire.

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Deux points perdus pour l’USG

L’Union démarre la rencontre très difficilement. Peu d’actions à se mettre sous la dent. Il faut toutefois saluer l’excellente organisation défensive du Patro qui venait visiblement chercher le match nul. Mais à la 20ème minute de jeu, l’attaquant du Patro, Anel Hodzic, file entre les deux défenseurs centraux de l’Union et reçoit une passe millimétrée qui lui permet de tromper facilement le malheureux Anthony Sadin. Si le marquoir du Stade Marien n’était pas en panne, il afficherait déjà 0-1 ! C’est vrai qu’on ne s’y attendait Patro. À l’approche de la demi-heure de jeu, le vent commence enfin à tourner pour les locaux. Encore beaucoup de déchets et un manque de réalisme, mais le jeu est de bien meilleure facture. Jusque-là, c’était franchement un niveau de Promotion. C’est sans doute l’arrivée de Fabrice dans le stade qui a été le déclic. L’Union passe enfin à la vitesse supérieure. Et à la 43ème minute de jeu, Gertjan Martens reprend de la tête un corner donné par Charles Morren. Un joli but pour rétablir l’égalité au meilleur moment, juste avant la pause : 1-1 ! Au retour des vestiaires, les Apaches continuent de DSC_9884dominer les débats. À la surprise générale, le marquoir du stade se rallume enfin ! Mais en n’affichant pas le bon score… 54ème minute de jeu, le magnifique, l’élégant, le fabuleux Georgios Kaminiaris monte sur la pelouse. Jacob ne tient plus en place ! L’abnégation et la rage de vaincre de l’ancien du RAEC permet même aux locaux de s’offrir plusieurs grosses occasions. Mais la finition n’est décidément pas au rendez-vous ce dimanche. Et malgré plusieurs corners forcés en fin de match, le tableau d’affichage, toujours capricieux, n’évolue plus et restera éteint, à l’image de l’attaque bruxelloise et de Cédric Fauré cet après-midi.

À la fin du match, les joueurs sont venus saluer et remercier notre tribune, malgré le match nul concédé. Kaminiaris s’est gentiment rapproché pour saluerIMG_0493 Fabio et Jacob qui l’attendait au grillage avec leur écharpe de Mons. Juste avant de rejoindre le Club House pour en boire une dernière, nous avons eu la chance, l’honneur et le privilège de croiser le sosie officiel du Grand Jojo (un paradoxe pour l’icône d’Anderlecht). À défaut d’avoir une photo avec Kaminiaris et Massengo, nous avons eu le Gros Jojo !

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Ce qui restera de ce déplacement, c’est l’atmosphère incroyable qui règne dans les travées du stade Joseph Marien. Outre l’ambiance chaleureuse dans les gradins, les gens y sont formidables. On a vraiment du mal à croire qu’on se trouve à une poignée de kilomètres du centre-ville de la Capitale ! On a davantage l’impression d’être dans un gros village où tout le monde se connaît et où tout le monde se rassemble le dimanche au foot pour la sortie hebdomadaire. Je comprends maintenant pourquoi on dit que l’Union est une grande famille.

Nos notes de ce déplacement :

notesLes infrastructures (6/10) : Si on ne devait noter que les installations à proprement dit, la note avoisinerait le 3/10. Les tribunes sont vieilles et il n’y a que 5.000 places. Mais c’est un stade de D2 après tout donc c’est tout à fait normal. Ce stade Joseph Marien a une âme que l’on ressent vraiment à l’intérieur de la tribune. Il y a une histoire et un vécu dans les infrastructures qui déteint sur les supporters. La disposition de la tribune debout permet aussi d’avoir une grosse ambiance (pour une D2) et de vivre le match à fond. Et en petit bonus, il y a une cabane-buvette tout en haut de la tribune. Un vrai atout pour les fins gourmets !

L’ambiance (6/10) : À nouveau, si on prend l’ambiance brute, la note serait plus faible. Mais si on prend en compte la proportion de supporters présents dans le stade et la proportion de supporters qui chantent, c’est exceptionnel. Plus des 2 tiers des gens présents dans le stade sont dans la tribune debout. Et presque la moitié de cette tribune debout chante avec le kapo. On voit rarement ça en D1.

Le match (4/10) : C’était un match de Division 2 et on n’a pas assisté à beaucoup mieux. Des approximations techniques et tactiques dans les deux camps et beaucoup d’occasions manquées à cause de carences en finition. Mais très sincèrement, on savait à quoi s’attendre avant ce déplacement et on n’a pas été spécialement déçu du spectacle offert.

Fin du match au Club House !

Fin du match au Club House !

Après un arrêt aux stands, un match à Ostende

Par Jacob Hemptinne

Jupiler Pro League – Journée 6 (Samedi 29 août 2015 à 20h)

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Les examens terminés, il est enfin temps de reprendre notre voyage aux quatre coins de la Belgique. Cette fois-ci, c’est à la mer que nous allons pour assister au match opposant Ostende et Zulte-Waregem. Une rencontre un peu spéciale dans un club qui l’est tout autant. 

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L’équipe de 90min In Stade pour ce match (Simon, forfait pour ce déplacement, est remplacé par Arnaud)

Cela faisait plus d’un mois que nous n’avions plus mis les pieds dans un stade de Belgique. La faute à une seconde session d’examens qui a occupé le mois d’août de plusieurs membres de l’équipe de 90min In Stade. Autant vous dire qu’on trépignait d’impatience à l’idée de prendre la route de la mer pour visiter l’Albertparkstadion d’Ostende. Pour profiter un maximum, nous avions loué un studio pour passer l’entièreté du week-end à la mer et se ressourcer après nos examens.

Ostende-Zulte-Waregem. Aux premiers abords, ce n’est pas la plus sexy des affiches. Sauf que dans ce cas-ci, Ostende accueille le Essevee en tant que leader de la Pro League avec 13 points sur 15 possibles. C’est aussi la meilleur attaque du championnat (11 buts en 5 matchs). Zulte-Waregem, quant à lui, pointait à la 5ème place du classement avant la confrontation. Du coup, la rencontre prend des allures de top match.

Le KV Ostende, un club à part en Belgique

En 2013, le club côtier remporte le championnat de division 2 et jette l’ancre en Jupiler Pro League. On ne donnait pas cher du KVO à l’époque, pourtant ils termineront leurs deux saisons de D1 à la 9ème et 10ème place, pas si loin des Play-offs 1 ! Si il y a un homme à citer quand on aborde la réussite d’Ostende actuellement, c’est son président : Marc Coucke. Jamais en Belgique on n’avait vu pareil président. Très proche des supporters, de son staff et des employés du club, l’homme d’affaire mène le navire ostendais à la perfection. Grâce à sa fortune, Marc Coucke a permis au KVO de réaliser de bons mercatos et ainsi rivaliser avec les meilleurs de Belgique. Par bon mercato, on entend des arrivées de joueurs d’expérience en division 1 comme Franck Berrier, Cedric Berthelin, Carl Hoefkens ou Tom Van Imschoot. Mais aussi des jeunes, à l’image de Jordan Lukaku et Fernando Canesin pour ne citer qu’eux. Au final ça donne une équipe séduisante, agréable à voir jouer et qui, désormais, trust avec le haut de tableau.

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Merci msieur !

Le KV Ostende est le seul club côtier à évoluer en division 1. Seul Coxyde (D2) pourrait allonger la liste la saison prochaine mais on n’y croit pas trop. Ça lui donne un avantage considérable : bon nombre de familles, amis, touristes peuvent venir assister à un match tout en passant un week-end à la mer. C’est justement ce que nous avons fait, et une chose est sûre : on n’était pas les seuls. Le stade était sold-out et quelques groupes de wallons parsemaient les tribunes. Mais au fait sur place, ça donne quoi le KVO ?

« Ptain les gars y a Yves !! »

Après une après-midi sur la plage et sous le soleil belge, nous prenons la direction de l’Albertparkstadion. L’enceinte est située non loin du centre ville. Vous pouvez facilement y accéder à pied mais nous, nous avons choisi le tram. 5€ le ticket de groupe (pour 5 personnes), on pouvait pas refuser. Ne passant pas inaperçus avec nos écharpes et maillots de l’Albert, deux hommes nous accostent à l’arrêt de tram. Ce sont deux policiers en civil qui nous demandent ce que nous faisons. On leur explique le projet et nos intentions pour ce soir (c’est-à-dire rentrer avec nos apparats montois dans le stade). Ils nous expliquent qu’on risque de se faire recaler à l’entrée mais ils nous souhaitent une bonne soirée et nous indique l’arrêt où l’on doit descendre. ACAB, really ?

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De gauche à droite et de haut en bas : avec Jordan Lukaku, Mbaye Leye, Sammy Bossut, David Rozenhal, Christophe Lepoint et Antunes

4 arrêts plus loin, nous voila devant le stade. Nous arrivons par le parking, celui-ci est relativement grand donc si vous venez en voiture vous ne devriez pas avoir de soucis pour vous garer. En traversant le parking, nous croisons David Rozehnal, néo-ostendais et ex-brugeois. Les joueurs arrivaient au stade. Nous décidons d’attendre pour faire quelques photos à l’entrée du stade. La pêche fut miraculeuse. Jordan Lukaku, Fernando Canesin, Samy Bossut, M’baye Leye acceptent une photo avec nous.

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Avec Fernando Canesin

Quand soudain, une légende débarque dans l’avenue longeant le stade. Avec sa chemise porte bonheur en main, monsieur Yves Vanderhaeghe, ex-international belge et actuel coach d’Ostende, nous a gratifié d’un selfie mémorable d’une petite vanne sur nos écharpes. Pour nous, un rêve est devenu réalité.

Yves vous éclabousse de sa classe

Avant d’entrer dans le stade, nous passons par le fan shop. Un petit préfabriqué que l’on qualifierait de fortune mais l’essentiel c’est ce qu’il y a dedans. A Ostende, vous vous en sortirez avec 15€ pour une écharpe et 70€ pour un maillot. Ce sont les prix, pas d’hésitation, nous nous parons d’une magnifique écharpe verte, rouge et jaune. Ensuite, nous faisons le tour des cafés aux abords du stade où nous rencontrons quelques supporters d’Ostende. Encore une fois, nous sommes très très bien accueillis, on a hâte d’être dans la tribune.

Tribunes et buvette à l’ancienne

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Pour l’occasion, un journaliste de So Foot nous accompagne pour parler de nous sur le site web du magazine français, merci à lui (L’article de So Foot ici). Nous le rejoignons à l’entrée et enfin, nous entrons dans le stade. Pour ce match nous avons pris des places dans la tribune 4, derrière le goal comme d’habitude mais à l’opposé du kop. C’est une tribune debout, comptez 10€ pour la place, un prix très démocratique pour un club leader du championnat. Le stade est petit et a quelques années derrières lui, ça se voit. En voyant la taille de l’enceinte, on comprend mieux pourquoi le match est si vite devenu sold-out. Notre tribune est rudimentaire mais ça nous suffit amplement. Nous nous plaçons au premier rang, appuyé à la barrière juste derrière le but et à côté de la grille séparant les supporters visiteurs des locaux.

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Un des points forts de cette tribune, c’est la buvette. Même si elle rappelle une buvette d’un club de provinciale, elle est très spacieuse et bien organisée, il est très facile de s’y désaltérer. 2€ le soft ou la bière, on reste dans des prix raisonnables pour de la D1.

Notre tribune

Notre tribune

Il n’y a pas qu’à la plage qu’on peut faire une sieste à Ostende

Sur le terrain, soyons honnête, c’était vraiment pas terrible. Malgré de bonnes équipes alignées des deux côtés, il n’y a quasiment pas eu de spectacle. Nous ne sommes pas sur d’avoir vu une occasion franche côté ostendais. Les côtiers nous ont offert l’archétype d’une possession stérile. Manquant d’imagination, la tactique des hommes de Vanderhaeghe se résume à des longs ballons de Franck Berrier à destination d’Akpala et Cyriac, les deux attaquants d’Ostende. Et ce n’est pas la vivacité et les dribbles de Canesin qui ont réussi à emballer le match. Emballer le match, c’est Zulte-Waregem qui s’en occupe. Sur une perte de balle ridicule de Berrier devant son rectangle, Onur Kaya adresse un centre parfait à Christophe Lepoint qui pousse le ballon dans les filets. 0-1 juste avant la mi-temps.

A la reprise les Ostendais affichent de meilleures  intentions sans être véritablement dangereux, malgré une grosse occasion d’Akpala à la 48ème minute. Quelques minutes plus tard, Lepoint, encore lui, double la mise d’un plat du pied au point de penalty. 0-2, la messe est dite, Ostende n’arrivera jamais à tromper la défense du Essevee et encore moins Samy Bossut. Le KVO enregistre sa première défaite de la saison.

Les supporters du Essevee s’occupent de l’ambiance

Avec un spectacle si pauvre sur la pelouse, on espérait que l’ambiance dans les tribunes nous ferait oublier le match. Raté. En 90 minutes, aucun chant n’est sorti de notre T4 si ce n’est de la partie visiteurs du gradin. Ok, on n’était pas dans le kop mais tout de même, on se serait cru dans une tribune neutre. Et en face de nous, c’est pas beaucoup mieux, le match soporifique a surement dû endormir le kapo du kop ostendais. Il est vrai que nous ne sommes pas tombés sur le bon match mais tout de même, pour un club leader de Pro League, on s’attendait à une ambiance plus chaude de que ça.

Heureusement, les supporters de Zulte-Waregem étaient là pour nous faire chanter et danser. A l’inverse de leurs homologues ostendais, ils ont chanté pendant les 90 minutes. Nous les remercions donc pour avoir rendu ce triste match un peu moins long. Seule satisfaction : le numero 44 de Rozehnal, « Et les montois c’est 44 ! » Même si les stewards estiment que nous sommes trop près de la grille, on se rapproche pour échanger quelques mots et quelques gestes de fair-play avec les visiteurs, un chouette moment de communion entre supporters, décidément, il se passe quelque chose entre nous et Zulte-Waregem. Les supporters sortent déçus du stade, la soirée touche à son terme à l’Albertparkstadion, pour nous elle ne fait que commencer…

Nos notes de ce déplacement :

ostendeLes infrastructures (4/10) : Un stade à l’ancienne, très peu de places assises dans les tribunes latérales, une tribune debout et une assise derrière le but. Honnêtement, on ne se sent pas dans un stade de division 1. L’enceinte correspondrait facilement à un stade de D3. M’enfin on s’y sent bien quand même.

Ambiance (3/10) : C’est sévère mais c’est difficile de monter plus haut. Sans les supporters visiteurs, on se serait ennuyé. Si vous voulez chanter, allez dans la tribune du kop mais il est très difficile d’obtenir un ticket tant les abonnés ont réquisitionné toutes les places cette saison.

Qualité de jeu (4/10) : C’est un faible spectacle que nous ont offert les deux équipes. Très peu d’occasion à se mettre sous la dent. Des joueurs en dessous de leur niveau (Berrier, Canesin, Akpala) et c’est d’autant plus décevant qu’Ostende était la meilleure attaque du championnat avant le match. Difficile de vraiment s’amuser sans spectacle. J’espère pour vous que vous aurez plus de chance que nous.

Quelques infos pratiques 

  • Grand parking juste à côté du stade
  • Les places pour un match à Ostende vont de 10€, derrière le but, à 35€ dans les tribunes latérales
  • Pensez à réserver vos places à l’avance, ça part très vite.
  • Le stade est à 30 minutes à pied du centre-ville et à 5 minutes en tram.